Cinq critères de réussite d’un couple (Arnaud Desjardins, citant Swamiji).

Dans « Pour une vie réussie, un amour réussi », Pocket 11560, pages 218 et suivantes.

  • Feeling of companionship, le sentiment d’être deux compagnons. L’un et l’autre ne se sentent plus seuls. Ils sont l’un pour l’autre leur meilleur ami.
  • At-ease-ness, les choses sont faciles, aisées, par opposition à dis-ease. C’est paisible et détendu. La relation ne génère pas de souffrance. Certes, cette aisance peut s’établir dans la routine, et alors il y a un manque (voir 5).
  • Two natures which are not too different. Deux natures qui s’accordent sur suffisamment de points de vue. Certes, l’autre reste un autre, totalement. Mais une véritable entente doit pouvoir s’établir.
  • Complete trust and confidence. Je peux faire à l’autre une totale confiance en toutes circonstances. La jalousie est incompatible avec l’amour spirituel. Foi et confiance complètes. C’est une dimension sacrée. L’amour ne peut pas se vivre dans la peur.
  • Strong impulse to make the other happy. And there is no giving without receiving. Rendre l’autre heureux, ce n’est pas lui donner ce qui est bon pour lui à mon idée. C’est être suffisamment centré sur lui pour sentir, instant après instant, ce qu’il va aimer recevoir. Donner la meilleure viande à un lapin, ça ne le fait pas, et j’aurais bien tort de reprocher au lapin de ne pas apprécier. On peut donner énormément, et ne pas donner l’essentiel que l’autre attend. « Cette envie de rendre l’autre heureux ne se fabrique pas artificiellement, elle est là ou elle n’est pas là » (p235).

Je recommande également la lecture des « Chemins de la Sagesse », surtout les tomes 1 et 2, plus abordables que le 3ème. Mais plein de livres en collection POCKET sont disponibles, Approches de la méditation, Bienvenue sur la voie, La Voie du Coeur, et l’Audace de vivre dont voici qq extraits :

D’Aranaud Desjardins, « L’audace de vivre », Pocket 10752, p 34. L’antidote du mental, c’est la respiration.

« Osez vivre. Commencez simplement et osez au moins respirer. Osez vous ouvrir. Osez ressentir. Et plus vous avez peur de la richesse, de la plénitude et de la puissance de la vie, plus vous devenez esclaves de la tête et des pensées. Le mental est essentiellement le fruit de cette peur de vivre. Vous vous réfugiez dans un monde d’idées parce que dans ce monde subjectif vous faites ce que vous voulez. Les pensées correspondent à nos tendances répétitives, que nous pouvons indéfiniment ressasser. Plus on vit moins on pense, plus on pense moins on vit. »

Arnaud Desjardins, « L’audace de vivre », Pocket 10752, p 158-159 Nos coupures de le vie et de l’énergie de l’univers

La tragédie des êtres humains provient du fait que cette profusion d’énergie [de la vie] se trouve peu à peu bloquée, divisée contre elle-même. Au lieu d’aller uniquement dans le sens du déploiement, de l’intensité, de la participation à la vie de l’univers, il se forme deux coupures :

d’une part, une coupure qui s’accentue de plus en plus avec l’âge, entre nous, chacun individuellement, et la totalité de l’univers: ce qu’on appelle le sens de l’ego;

et d’autre part, une coupure entre nous et la force de vie en nous, due à des répressions, des interdits, des nécessités sociales. Et comme cette éducation constituée de «Non» n’est pas reçue consciemment et n’est pas non plus ressentie comme juste, cette vie si puissante que nous portons en nous se divise contre elle-même.

Une part de l’énergie continue à chercher l’expansion, l’épanouissement et une autre part bloque, coupe, refoule à l’intérieur de nous. Et, comme conséquence, nous ne sentons plus que nous participons à la totalité, nous ne sentons plus que la même vie nous anime qui anime tout l’univers.